Lille

Mardi 16 juin 2009 2 16 /06 /2009 07:34
Un peu plus de quinze jours après que la police ait procédé à une
vingtaine d’interpellations, dans le cadre de la manifestation contre les
violences d’Etat du 23 mai dernier à Lille, l’institution judiciaire rend
son premier verdict inique à l’encontre de l’un de nos camarades. Julien
comparaissait mercredi 10 juin dernier pour « port d’armes » et «
participation à une manifestation non autorisée ». Ce dernier chef
d’inculpation n’existe pas dans le droit français, une manifestation
pouvant au mieux être « déclarée » ou non en préfecture, cette dernière
pouvant prendre l’initiative ou non d’interdire une manifestation, ce qui
n’était en l’occurrence pas le cas.

Les faits sont caractéristiques de l’hystérie policière dans laquelle nous
baignons. Un sac oublié porte de Paris, les services de déminage appelés,
un camarade qui franchit sans le remarquer un cordon de sécurité
imaginaire (un agent tremblant sur son scooter) et l’arrivée soudaine
d’une douzaine d’agents qui lui somment d’ouvrir son sac. A l’intérieur,
tout ce qu’il faut pour dresser un procès d’intentions en bonne et due
forme : un couteau suisse (Julien travaille dans le carton), du sérum
physiologique et des lunettes pour se protéger d’éventuels tirs de
lacrymo, une cagoule (un appel avait était lancé pour protester contre
l’arrêté anti-cagoule passé dernièrement), un t-shirt de rechange, des
gants, deux frondes.

Le procès du 10 juin était lui-aussi placé sous haute surveillance
policière. Pour Julien, le TGI s’était transformé en véritable
commissariat : des flics en civil qui prennent en photos les individuEs
venuEs soutenir notre camarade, les superviseurs bien connus des manifs
lilloises qui avaient pris leur après-midi, et même une poignée de CRS à
la sortie du tribunal, dont tout indique qu’ils étaient là pour nous. Sans
oublier les petites phrases lâchées par les flics commentant la peine de
Julien comme étant dû à « l’effet Strasbourg, sachant qu’il y a aussi
Calais à la fin du mois ». L’épouvantail anarchiste est de nouveau à la
mode et pendant ce temps là, nos libertés fondamentales font grises mines.

Dès le début de l’audience, la juge et la procureur ne font qu’un,
redoublant d’imagination pour accuser Julien de ce qu’il n’a pas fait. «
Les lunettes étaient mouillées, le sac était abandonné… vous avez couru
pour éviter la police, dites-le ! ». Pour la procureur « la répression de
l’Etat, c’est une image d’Epinal » et « critiquer l’Etat, c’est s’isoler
de la société ». Elle se demande même ce qu’est « un café citoyen », le
lieu où Julien travaille, place du vieux marché aux chevaux à Lille.
Réquisition : 6 mois avec sursis, démesuré, personne n’y croit trop. Elle
sera pourtant suivie par les juges dans sa frénésie répressive. Julien va
faire appel.

Ras le bol d’être surveilléEs, fliquéEs, fichéEs ; Ras le bol de l’Etat
policier : nous avons la haine contre cette justice préétablie ! La colère
ne s’enferme pas derrière des murs ! Nous soutenons fermement Julien et
touTEs les camarades dont les procès vont s’échelonner dans le courant du
mois de Juin.

Le Groupe d’Anarchistes de Lille et Environs (adhérent de la Coordination
des Groupes Anarchistes)
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Samedi 30 mai 2009 6 30 /05 /2009 23:23
Je passe le début de la manif' c'est déja expliqué ( et puis j'ai la flemme) ...
Arrivé-e-s devant la maison du peuple flamant quelques personnes ont secoué le portail, une personne d'un certain âge est sortie et a demandé ce qu'il s'est passé. Des personnes lui ont expliqué qu'il y avait des "fascistes" ici et que nous étions contre, il a fait des siennes et c'est là que tout a commencé ....

... les deux flics de la BAC ont tiré au lacrymo à une vingtaine de mètres, un jeune a la jambe à moitié en sang et à moitié brûlée. Le cortège se sépare en deux, l'un continue tout droit et l'autre à droite pour ensuite se perdre dans une petite rue dont j'ignore le nom (parallèle à la rue de la maison du peuple flamant). Les CRS bloquent une sortie de la rue et la BAC arrive de l'autre, gaze à tout va et s'en donne à coeur joie. Ceux et celles qui se sont pris du lacrymo dans la rue se sont arrêté-e-s net-tes et ont pu fuir en faisant demi tour . Les autres fonçaient droit dans le piège et résultat 24 personnes coincées entre un camion et un mur, entassées les unes sur les autres.

 

Arrive un agent de la BAC qui tient des propos homophobes (alors on fuit comme des tafioles!! , ça va les tapettes?? , tiens grognasse - propos destiné à un jeune homme qui a été tiré par les cheveux et a reçu une baffe en plein visage- et j'en passe et des meilleurs, ...) et joue de la matraque comme un robot sans s'arrêter ce qui a valu pas mal de gueules cassées .

 

A proximité un gars d'la BAC prend à parti une jeune fille et la matraque violemment, une jeune homme, choqué par ce qu'il voit, intervient et se fait prendre à parti par 3 flics de plus. Les côtes posées sur le coin du trottoir les flis lui donne des coups de pieds de l'autre côté du corps afin d'écraser ses côtes sur le trottoir. Apres ce spectacle, lui aussi a mangé de la matraque, il en resort la gueule pleine d'hématomes et de coups.

 

Les arrêté-e-s sont transféré-e-s au comissariat central de lille , et voila quelques élèments de ce que j'ai pu entendre sur le déroulement des GAV :

 

- Une personne revenant du travail et traversant la route non loin des arrestations s'est vue arrêtée elle même, alors qu'elle ne participait pas à la manif' et qu'elle avait travaillé (plusieurs témoins peuvent en attester)

 

-Les repas du soir, tous dans le même carton, sont jetés violemment sur le sol et certains se sont ouverts ( même des chiens on les nourrit mieux)

 

-Les personnes ayant envie de se soulager aux p'tits coins ont dû à plusieurs reprises attendre un certain temps avant d'y aller, de même pour celles voulant boire un coup. Une personne ayant envie de vomir n'a pas pu y aller.

 

-Certaines personnes ayant demandées l'avocat de la legal team se sont vu assigné un avocat commis d'office malgré leur refus et leurs demandes répétées (souvent sans réponses).

 

-Une fille ( et peut être plus) a été trainée par les pieds pour un changement de cellule, comme un vulgaire sac à patates !!! Ce qui a entrainé la réaction des hommes arrêtés.

 

-diverses humiliations pressions morales, qui sont malheureusement banalisées, ont eu lieu: fouille à poil, lumières allumées la nuit, pas assez de matelas pour tout le monde (alors que c'est le plus grand comissariat d'europe, on peut s'poser des questions), jet de la nourriture au sol, silence glacial suite à des questions ou des demandes, un flic de la BAC a dit au jeune homme ayant secouru la fille qui se faisait taper "qu'ils allaient s'occuper particulièrement de son cas", réflexions déplacées ("allez y battez vous j'attends que ça !")

 

==> la phrase n'est pas mot pour mot la même, mais l'idée principale y est !

 

Bref résultats 4personnes reconduites en GAV et les autres personnes sont relâchées sans suite.

Les infos datent de 15h, si quelqu'un connait des infos plus récentes merci d'en dire plus ....

 

 

L'ETAT OPPRIME, L'ETAT REPRIME, HALTE AUX LOIS SECURITAIRES ET A LA BARBARIE POLICERE !!!

Un(e) Undividu(e)

 

 

 

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Mercredi 13 mai 2009 3 13 /05 /2009 00:05
Communiqué d'individuEs autonomes:



APPEL POUR UNE MANIFESTATION NATIONALE CONTRE LA REPRESSION D'ETAT LE SAMEDI 23 MAI A LILLE

 

 

Parce qu'il y en a assez, assez de cette société réactionnaire où chaque fait divers fait l'objet d'une nouvelle loi ultra répressive, où chaque individu-e opposé-e à ce gouvernement conservateur ultra libéral devient un suspect potentiel, où militer et être humain envers les autres est un crime.

 

Lorsqu'un état place par l'intermédiaire de ses forces de répression, en une année 600 000 personnes en garde à vue soit 1% de sa propre population, ou lorsqu'il accuse de « délit de solidarité » ce qui viennent en aide aux sans papiers, alors cet état là prend dangereusement une attitude fascisante.

 

De nombreux témoignages à chaque manifestation nous montrent la face cachée de l'état, celle de la violence des chiens de garde de la république équipés d'armes de plus en plus dangereuses. Chaque jour, c'est des contrôles d'identité au faciès, des matraquages, des traumas crâniens, pertes de la perception visuelle ou auditive... tant de blessures qui restent marquées toute une vie pour s'être opposé au gouvernement.

 

Ces exemples ne sont qu'une infime minorité des formes répressives et perverses que l'état prend à l'encontre de simples individus-es et de ses opposants politiques. Que ce soit au niveau social, économique ou politique, chacun doit se rendre compte qu'a n'importe quel moment, une cellule l'attend.

 

Ras le bol de tous ces interdits, marre de ce flicage à outrance, marre de ce pouvoir en place qui chaque jour nous assassine moralement et physiquement, crions notre colère dans la rue le 23 mai !

 

Venez manifester votre colère

 

  • En solidarité avec les insurgés de Strasbourg, Tarnac et tous les engeolés

  • Contre les violences, les humiliations et le racisme permanent des polices

  • Contre les rafles des sans-papiers et contrôles aux faciès

  • Contre la criminalisation de l'antifascisme

  • Contre les répressions sociales sur les salariés en grève

  • Contre le fichage ADN et photographique des manifestants, salariés, syndicalistes, individus

  • Contre l'interdiction de porter des cagoules et de garder l'anonymat dans nos manifs

 

 

SAMEDI 23 MAI 2009 , PORTE DE PARIS A LILLE( Métro Mairie de Lille)

 

CONTRE TOUTES LES REPRESSIONS

ATHENES, STRASBOURG, LONDRES, VILLIERS-LE-BEL

PARTOUT C'EST L'INSURRECTION QUI VIENT.

 

 

Des individus-es

 

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Samedi 22 novembre 2008 6 22 /11 /2008 12:06

Refugies_calais_05_2 SOCIÉTÉ - Les  files de migrants main tendue pour saisir un sachet de pain et de sardines en boîte le midi, à Calais, c'est bientôt fini. Une situation «plus tenable», mais une décision «pas facile à prendre». Le collectif de soutien d'urgence aux réfugiés, C'Sur, annonce qu'il cesse les repas le 30 novembre. Fini aussi les douches. «Voilà six ans que nous disons que ce n'est pas aux bénévoles de distribuer de la nourriture aux migrants à Calais. Cette action humanitaire doit être prise en charge par l'Etat et par les collectivités territoriales».

Le collectif trouve «très difficile» de distribuer les repas alors que les migrants sont «plus de 700 en ce moment» et que le nombre de bénévoles n'a pas augmenté. Les bénévoles du C'Sur réclamaient une aide du personnel municipal, ce que la maire de Calais a refusé. «Nous ne voulons pas être l'objet de chantage», a lancé Natacha Bouchart le 13 novembre, après le Conseil des migrants qui réunit municipalité et bénévoles. Elle a quand même ajouté que «les repas seront distribués», sans préciser comment, ni par qui. «Il y a des associations prêtes à prendre le relais».

Réponse, hier soir, de C'Sur : «Il y a une opportunité que nous soyons remplacés, nous la saisissons donc». Le collectif prolonge les repas du midi jusqu'au 30 novembre, «afin de donner à Madame le Maire  le temps d'organiser la relève». Les douches s'arrêtent aussi, «pas envisageables dans des conditions acceptables si les migrants ne bénéficiaient pas de repas». Les quatre douches -pour quelque 700 personnes- reprendront avec le repas.

«Nous continuons en revanche les vestiaires, et bien sûr toutes les autres tâches militantes liées aux migrants que nous avions parfois dû négliger faute de temps», comme l'information et l'accompagnement juridique. Le collectif pense que cette décision «pas facile à prendre» peut «être l'occasion d'une avancée dans la prise en charge humanitaire des migrants». L'abbé Boutoille, porte-parole du collectif, disait à LibéLille le 7 novembre : «Nous ne serons prêts à reprendre notre aide que lorsque nous sentirons une vraie bonne volonté du côté politique, ce que nous n'avons jamais ressenti Selon la Voix du Nord, la maire de Calais, Natacha Bouchart (UMP) demande au Conseil Régional de couper la subvention de 22.000 euros par an du collectif.

Haydée Sabéran

Photo Aimée Thirion

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Dimanche 16 novembre 2008 7 16 /11 /2008 17:17
Branle-bas de combat, ce jeudi en début d'après-midi, au Palais de Justice où un visiteur important était attendu. Jean-Marie Le Pen en personne apparaissait, entrant par une porte dérobée, et, prestement, s'orientant vers les ascenseurs centraux. Le vieux leader de l'extrème-droite, entouré de trois gardes du corps impressionnants, se dirigeait illico vers le bureau de la juge d'instruction Claire Le Bonnois. Jean-Marie Le Pen était entendu, comme simple témoin, dans une affaire qui a démarré à Lille mais qui concerne maintenant plusieurs zones géographiques du Front National. A Lille, c'est Eric Portejoie, éphémère candidat du F.N. à Lille-Est lors d'une cantonale, qui met le feu aux poudres. Le candidat, qui a donné rapidement sa démission du F.N., s'aperçoit, après les cantonales de 2004, qu'on lui a fait signer des documents de remboursement de frais électoraux bidons. En fait, c 'est l'Etat la victime puisque les contribuables, selon les résultats, remboursent des frais électoraux. Il suffit donc de gonfler des factures, ou d'imputer à un canton des dépenses qui ne le concernent en rien, pour obtenir de meilleurs remboursements. Eric Portejoie, qui ne veut pas couvrir ces magouilles, dénonce les faits avec l'aide de son avocat, Me Tayeb Ismi. Philippe Bernard, ex-leader du Front National à Lille, a été mis en examen pour «escroquerie en bande organisée au préjudice de l'Etat». Des perquisitions ont été opérées notamment à Roubaix et dans le Massif Central. Jean-Marie Le Pen, reparti dans la soirée, était donc entendu en tant que témoin. N'oublions pas que, dans cette histoire, le Front National est victime et s'est constitué "partie civile" avec l'aval de la Cour d'Appel.

Didier Specq, Nord eclair
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